Fragments de notes SOUVENIR, REVE ET MYTHE
- Rechercher une image réaliste qu'est ce? Comment transmettre un sentiment de réalisme à travers les images et au delà du réalisme optique que l'image seule implique? (cf: scènes de rêve du Miroir de Tarkovski)
- Le souvenir et le rêve impliquent des types d'images hautement exploitables, ils ne répondent à aucun cliché et ne doivent leur existence que dans l'expérience individuel. Leur conception selon un schéma mécanique n'est pas concevable et c'est ce qui en fait tout leur intérêt à être rééexploité dans l'image cinématographique.
- Le but n'est pas de répéter diverses expériences surréalistes puisque cette fois, la méthode est tout autre et paradoxalement se situe à l'opposé de ce que pourrait être la fabrication d'un rêve ou le devenir d'une image-souvenir. C'est à dire que les images du rêve et du souvenir se situeront comme base essetnielle à la construction d'images cinématographiques, cette fois ci pensées et paramétrées dans le langage cinématographique. Qu'il s'agisse d'une conscience de l'image dans l'instant de la prise de vue ou de toute reflexion préalable à la mise en scène, l'objectif est le même, créer du langage cinématographique à l'aide de types d'images riches et autonomes.
- Cela implique une valeur individuelle, essentielle à l'image puisque les images sont issues d'une expérience personnelle. Elles n'en restent ceci dit pas moins fortes qu'elles ont la capacité de parler à chacun. (Je reviendrai sur ce point).
- J'ai ensuite pensé que cette valeur individuelle qui ne doit pas être confondue avec de l'autobiographie pouvait être mise en relation avec des types d'images différents voir sur certains points opposés. (ce qui réfère à une connaissance, un savoir commun). Le mythe peut en être un exemple. Il répend des images que tout un groupe peut apprécier en tant que tel et même si le mythe est issu d'un seul individu, ce qu'il renferme est identique pour chaque oeil et ce qui en lui pourrait être mystérieux serait le même genre de mystère pour chacun. Ceci dit, le mythe a aussi les capacités de fournir tout un lot d'images extraordinaires mais sur un terrain différent de celui du rêve et du souvenir puisque l'interêt des uns vient de leur caractère unique ou d'exception tandisque l'intérêt de l'autre repose sur le caractère immédiatement identifiable de ce qu'il véhicule, des images communes riches en symbole (et ce, qu'il s'agisse des mythes grecques ou modernes).
- Dans les images issues du rêve et du souvenir aucune place, absolument aucune, n'est laissé à la symbolique, elles doivent se suffirent par elles mêmes.
- L'invocation d'un certain réalisme est exigé au profit d'une émotion. La logique serait qu'elle soit doublement plus forte si elle est issue d'une image non fabriquée à la base.
- Par opposition ou par contraste, la base narrative s'il y en a une peut se servir du mythe. (Cette idée à ses limites, la reprise du mythe et ce qu'il impliquera parlera sans doute à chacun mais il n'est pas certain que l'image (issue du rêve) échappe à la symbolique que ce dernier implique).
- En route vers une utopie cinématographique:
- Peut on concevoir le film reposant sur une base mythique avec la volonté de faire du spectacle et des images realistes au profit d'une émotion forte? Le tout viserait un langage cinématographique cohérent, lisible et évitant les codes préétablis du réçit tout en se servant de ce qui parle à chacun et donne le plaisir du spectacle.
- Rejeter toute structure narrative littéraire
- Cette reflexion qui ammenerait le spectateur à lire chaque fois différemment un film a pour but de créer un langage cinématographique autonome où la pensée PAR l'image aurait pour but de chasser un certain type de conventions (celles qui imposent le type d'image à mettre à l'écran). Il ne s'agirait alors plus de conventions mais de méthodes guidant des images à devenir autonomes et à s'exprimer à travers l'âme du cinéaste de la meilleure manière qu'elles le peuvent mais sans répondre aux clichés symboliques de ce qu'elles pourraient induire.
- Pour base, le cinéma de Tarkovski, Bela Tarr et Bresson sont une voie toute tracée. Ainsi que le cinéma experimental dont je repréciserai plus tard l'importance de Maya Deren, une fois mes recherches terminées.
Je définirai petit à petit ce que j'appellerai une méthode dans laquelle je préciderai le rôle de la littéraure et de la musique comme arts à part entière et qui ne doivent en aucun cas participer à la création d'un cinéma comme art « composite ».
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